Chirurgie gynécologique (ovariectomie)
Mise à jour le
17.04.2024
Durée de l'intervention
1 heure
Durée moyenne d’hospitalisation
2 à 4 jours
Durée moyenne d’hospitalisation
- intervention peu douloureuse
- sous anesthésie générale
Indications sur la chirurgie de l'ovaire
L’ovariectomie consiste à enlever un ovaire (ovariectomie unilatérale) ou les deux ovaires (ovariectomie bilatérale) et est couramment associée au retrait simultané des trompes de Fallope (salpingo -ovariectomie) en raison de :
- Kyste ou tumeur bénigne de l’ovaire
- Endométriose
- Torsion de l’ovaire
- Abcès tubo-ovarien
- Cancer de l’ovaire
- Risque accru (mutations du gène BRCA1 ou BRCA2 ) de cancer de l’ovaire ou du cancer du sein
Techniques d'intervention
- Ovariectomie par laparoscopie (ou cœlioscopie) +++ : technique la plus fréquente, la plus récente, et mini-invasive, consistant à réaliser plusieurs petites incisions (3 voire 4) sur l’abdomen pour introduire les instruments opératoires, pour réaliser l’intervention par vidéo/caméra. Cette technique permet une hospitalisation plus courte et présente l’intérêt d’être peu agressive, de provoquer peu de douleur post-opératoire, et permet une reprise rapide des activités quotidiennes
- Ovariectomie par laparotomie : technique traditionnelle par voie ouverte, beaucoup plus rarement utilisée, consistant en une grande incision abdominale unique, verticale ou transverse.
Après l'intervention
- prise d’antalgiques simples
- reprise possiblement rapide des activités quotidiennes courantes et activités légères
- reprise des activités physiques et sportives normales après 1 mois
- pas de régime alimentaire post-opératoire particulier
- arrêt de travail de 2 à 4 semaines, selon le caractère physique ou non de la profession
- en cas de cœlioscopie : des douleurs vers les épaules ou sous les côtes peuvent survenir le lendemain de l’intervention et disparaissent en 24/48h
- consultation post-opératoire 1 mois après l’intervention par votre chirurgien
INCONVÉNIENTS DE L’INTERVENTION
- diminution de la fertilité après une ovariectomie unilatérale, et par définition stérilité en cas d’ovariectomie bilatérale
- autres complications possibles non spécifiques de la chirurgie gynécologique : thrombose veineuse (phlébite) ; infections pulmonaire ou urinaire, abcès de la paroi abdominale (infection de la cicatrice) entraînant une cicatrisation retardée de la peau